La question de l'identité semble simple jusqu'à ce qu'elle devienne personnelle. Jusqu'à ce que vous soyez celui qui se tient à une frontière, ou qui postule pour un emploi, ou qui essaie de prouver que vous êtes plus que ce qu'un système peut voir. Dans les petites communautés, les gens savent qui vous êtes sans avoir besoin de preuves. Votre histoire vit dans les souvenirs des autres. Mais au moment où vous entrez dans un monde plus grand, cette reconnaissance disparaît. Vous êtes réduit à des documents, des numéros et des dossiers qui peuvent ou non exister.
Depuis des générations, les institutions tentent de combler ce fossé. Les gouvernements distribuent des pièces d'identité, les universités délivrent des diplômes, les banques confirment qui vous êtes. Ces systèmes ont été construits avec autorité, mais pas avec empathie. Ils supposent la stabilité. Ils supposent que les gens restent au même endroit, suivent des chemins prévisibles, et ne perdent jamais l'accès à leur propre histoire. Mais la vie réelle n'est pas si simple.